Bella Bellow,la Blueswoman de l”Afrique

by Golden Betty 27 avril 2017 0 comment

Ablodééé loo Ablodéé gbadjaaa!!! Pour ceux qui ne comprennent pas ce que je raconte hihi je vous explique.Il y a de cela 57 ans jour pour jour que mon cher pays le TOGO(Afrique de l’Ouest) est devenu indépendant,et cette phrase que j’ai écris en début était en fait comme un slogan de la libération du peuple sous le joug colonial.

Je ne vais pas vous mentir je n’ai jamais vraiment porté d’intérêt à cet événement parce que visiblement on est indépendant oo on est pas indépendant ooo personne ne comprend plus rien.Mais hier je suis tombé sur une vidéo sur youtube qui m’a donné des frissons.Je me suis rendu compte que le fait que je vive librement,que je circule comme bon me semble était en fait du au combat livré par nos ancêtres. J’ai donc décidé de part un article rendre hommage à une dame qui de part sa voix a réussi à faire connaitre le TOGO.

Bella Bellow était une véritable étoile au firmament de la chanson africaine des années 60 et 70.

Georgette Nafiatou Adjoavi Bellow a vu le jour le 1er janvier 1945 à Tsévié, non loin de Lomé. Après ses études primaires et secondaires à Sokodé et à Lomé, elle débarque à Abidjan pour se former en secrétariat, mais en profite pour suivre des cours de solfège à l’Institut des Arts. Sa voix chaude  et veloutée lui ont ouvert la parte d’une prometteuse carrière artistique.

Plus grande chanteuse de l’Afrique francophone à l’époque ,Bella Bellow a chanté en 1965 pour feu le président Hubert Maga, à l’occasion de la fête de l’indépendance de l’ex-Dahomey ( actuel Bénin). En avril 1966, sa participation au 1er Festival mondial des Arts Nègres à Dakar au Sénégal lui ouvre la voie d’une consécration internationale.

Elle enregistre en 1969; ” Rockya “, son premier album sous le nom d’artiste de Bella Bellow. Un bijou musical qui figurera quelques années plus tard sur la compilation ” 30 ans de musique africaine “, un best of réalisé par la radio Africa No1. D’autres succès de sa discographie ; entre autres

  • Senyé (Mon destin) à elle écrit par le parolier, feu Innocent Domenyo Agbétiafa,
  • Blewu (Patience),
  • Nye Dzi (Mon amour),
  • Denyigba (Ma patrie) lui sont arrangés par Vladimir Kovaroc, le réputé chef d’orchestre bulgare.

On la reconnaissait par son légendaire chasse-mouches (sossi) et son sourire angélique .Partout où elle chante, à Abidjan, Cotonou, Bamako, Dakar, Ouagadougou en passant par Douala, Libreville, Brazzaville ou Kinshasa ; Bella Bellow est portée par des foules au bord de l’hystérie. Bella Bellow a été l’une des rares africaines à chanter à l’Olympia à Paris, sur la scène de rêve de tout artiste en quête de notoriété. Elle a donné des concerts à Athènes en Grèce, à Split en ex-Yougoslavie, à Bonn en Allemagne et en Belgique. Le nom de la blueswoman africaine a retenti aux Antilles (Guadeloupe et Guyane). On l’a vue au Festival de la chanson populaire de Rio de Janeiro au Brésil, acclamée par plus de 100 000 spectateurs ivres de bonheur. En janvier 1972, elle s’est mariée en justes noces avec le magistrat togolais Théophile Jamier-Lévy. De leur union ; a vu le jour quelques mois plus tard ; Nadia Elsa, sa fille unique. Bella Bellow se préparait à partir en tournée musicale aux Etats-Unis d’Amérique avec le Camerounais Manu Dibango. Mais ce projet restera à l’étape du rêve. Revenant d’Atakpamé ; la blueswoman laissera sa vie le 10 décembre 1973 dans un accident de la circulation à Lilikopé, près de Tsévié .Elle avait 28 ans.

Vous l’aurez compris cette femme était la fierté de tout un pays,de tout un continent. Bella Bellow a certes disparu, mais ses œuvres résument sa pensée et son cœur  d’artiste qui a honoré de sa vie et de son talent, le patrimoine du Togo artistique d’hier et d’aujourd’hui.

Je vous laisse découvrir en vidéo sa prestation sur sa chanson titré “Zelié”

 

 

 

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